12.12.10

De si merveilleux premiers chapitres

  

Na dé-trwa zané pasé, lo moman lesk-tantine mon garson, la fé pas' dé sigar pou moin. I pé fé ri la bous' do sertin, lo madam lé cansérolog' a la Répiblik Dominikèn... I pé koz osi in ta si ban' sigar Kiba, mé sak i koné byen lo zafèr, i préfèr sèt ma la gany. Mi té atan' dopwi in vré bon’ nouvèl pou krapot lo promié é mi vyen zist’ de trouv' a li en lektir dèn’ promié sapitre de « The Brief Wondrous Life of Oscar Wao » - oté, ban zanglé i koné ryenk maziskil partou (é a moin mi mèt lapostrof partou mon-dié-sénièr) – de Junot Díaz (obrigado Cesar pou lo konsey). 

Mi sa rouv’ un parantèz (ankor…)ke na ryen na vwar : « Junot » té osi le nom d’fami in kamarad té i vé pa prèt son balon kan nou lété pti a koz son papa konsièrz té défan ali sorti, « té zino, envoy’ balon la kan mèm’ té ! » nou té y kri en bas la tour. Koz son papa té i vé pa li lans zafèr par la fénèt, Zinot té i prèt pa son balon, le pov ti Zinot lété considéré kom in rapia… Zenfan lé dir. 

Bon, Junot Díaz, é cé la ke mi artomb si mon dé pat’ arièr, lé né en mil nèf san swasant’ wit a la Répiblik Dominikèn ou li la viv in ti bout’. Mé lu la grandi ek son fami dan’ lo New-Jersey, Etazini, é zordi li lé in profésèr liniversité (MIT, ekskiz mon pardon). Sak i fé ke lu la pa ékri en èspanyol, mé en nanglé, mé mélanzé ek son kriol, son lèspanyol, é in zournalist lo New York Time, Michiko Kakutani, ma pa kapab dir mié, la écri koma si li : “ [Junot Díaz has] written a book that decisively establishes* him as one of contemporary fiction’s most distinctive and irresistible new voices.” Mi koné pa personèlman so sinoi du Zapon-la, mé nou pé fé confians si son zizman ryenk ek lintrodiksyon mi vyen d’lir. An plis ke sa, lo sinoi té pa tou sèl, tout’ ban’ kritik la tomb plizoumwin dakor, et Díaz (mi pé pi apèl ali Zunot astèr…), pou son gro promié lansé balon, la gany lo « Pulitzer Price ». Koué moin lété en trin d’lir pou rate so nouvèl la ? 

Mé avan koz pli loin, si zot nana in problèm’ ek langlé ou lo kreol, le liv i ekzist en francé en format liv koboy ek lo tit « La brève et merveilleuse vie d’Oscar Wao, (10/18) ». Sinon sa, zot i pé osi trouv’ ali ek ban’ fournisèr liv élèktronik ke zot i préfèr (la mièn lé Adamélèk, ah ah).

I kontant’ a moin vréman lans’ mon nouvo ribrik ek so liv’ la. Mi tris’ in pé, moin la pa enkor vréman lu lo promié sapitre, zist lo ti poèm ek in zenre lintroduksyon ou nou va entan kozé dan’ in not’ de badpaz Listwar Dominikèn, ek lo « fukù » (mi gany pa fé otroman lir sa « fuckeuh », mi vé dire kom dan’ fim ou ban’ kaf niyork i di a ou koma pou « bonzour », kan i koné pa ou) ek son kamarad indispensab, le « zafa » (é la mi lir lo « zafèr », é mi koné lé pa in bon zabitud pou pran, mé mi aime distord le ban’ mo mi lir, sirtout dan’ zournal, i aid siport’ lo ban’ tris’ nouvèl ; moin la pa atan’ Rachida pou ramplas’ « inflation » par « fellation », d’fason, lapa sa va sanz lo sif somaz). Le fuku lé in lékivalan malédiksion i kit pli ou ek out famy é le zafa lé in manyèr ou dwa konèt pou kas’ le fuku : kroaz out lindekse.

Mi sar kontinyé lir lo liv’ i rakont in zistwar de marmay gro los’. La dernièr fwa moin la lir in zistwar marmay gro los’, lété « La conjuration des imbéciles ». Mi pans ke sèt la va don’ a moin osi mon kontantman lektir pou la somèn. Ekskiz a moin si nou artrouv’ in pé pli tar…  

7.12.10

La mondialisation sera au Qatar en 2022




"La richesse est internationale et la pauvreté nationale, c'est ça la mondialisation."

5.12.10

Totale incrédulité et un peu de bruit


Les méandres d'internet sont impénétrables, et ce qui suit ne surprendra pas le moins "geek" d'entre-vous : en tapant l'adresse de mon propre blog dans la barre de navigation - oui, je la tape encore parfois - j'ai inversé le "s" et le "p" de "spot". Cette coquillette - "blogpsot" donc au lieu de "blogspot" - m'a directement conduit sur une page entièrement consacrée à... la bible dans tous ses états. Les poisons comestibles se nichent donc bien partout.

Pour ne pas effrayer de trop les brebis égarées sur mon blog, car les voies sont impénétrables dans les deux sens, j'ai donc mis en exergue de ce message le petit livre épatant de John Kennedy Toole, que l'on trouve aussi en français chez 10/18. J'en garde un souvenir de lecture presque aussi émouvant que son terrible chef d'oeuvre, "La Conjuration des imbéciles".

Pour conclure ma semaine cléricale, j'ai cherché sur Youtube un clip potable du "Bad Religion" de Motörhead (me rappelant une époque où filaient les paysages de long de l'autouroute A10), afin d'illustrer le message de soutien à Walid Husayin. Je n'ai rien trouvé de mieux que ça, parce que "Bad + Religion" servent aussi de mots clés à plein de roquets évangélistes. C'est mal, ils finiront en enfer. 


3.12.10

Tati foot.


En 1978, le Sporting Etoile Club de Bastia roulait en Simca Horizon jusqu'en finale de la Coupe UEFA, l'équivalent de l'Europa Ligue actuelle. A l'époque la finale se jouait en matches aller et retour.

Jacques Tati a filmé la ville et les supporters de Bastia, mais ce n'est qu'au début des années 2000 que les rushes exhumés par la Cinémathèque de Bastia sont montés par sa fille, Sophie Tatischeff. Le court-métrage a fait l'objet d'une édition offerte avec le plutôt pas mauvais magazine So Foot il y a quelques années.  Vingt-cinq minutes, ça peu paraître un peu longuet, mais quelques passages valent franchement le détour, particulièrement ceux liés à l'état du terrain. Et puis, pour vous féliciter d'être allés jusqu'au bout, de merveilleux chants muvrinesques sont au générique de fin. Mafiiioooôôôoosâââââ ! Ah, mince, je ne connais pas les paroles...




2.12.10

Libérez Walid, nom de dieu !

Sous le titre impeccable « Dieu n’existe pas, Walid est son prophète », Appollo attire notre attention dans son blog sur le mauvais sort réservé à Walid Husayin, coiffeur palestinien de 26 ans, emprisonné par « les services secrets palestiniens » pour s’être exprimé avec assiduité sur le net contre la religion.

A l’exception d’un article un brin condescendant dans Le Monde, mais c’est déjà ça, et une page Facebook ici qui réclame sa libération, on ne sait trop comment contribuer à sa libération au plus vite des geôles palestiniennes, mais il nous semble que toutes les initiatives soient les bienvenues.

Un lecteur parisien du blog me fait savoir par exemple qu’il a adressé pour sa part un courriel à sa député, Madame George Pau-Langevin (PS, ancienne du MRAP, ndlr) pour que le gouvernement français soit interpellé à ce sujet. Notre lecteur procédurier est confiant, il a déjà reçu aussi sec cette réponse : « Votre message a été transmise (sic) à l'équipe de Mme la Députée. Nous vous  répondrons dans les plus brefs délais, merci de votre intérêt. ».

Sans être certain, compte tenu du climat climatique et politique de La France actuelle, que ce soit la meilleure destination pour Walid en attendant des jours meilleurs, mais a minima, la France s’honorerait – enfin – à réclamer sa libération sans délais et à lui offrir l’asile politique au nom de la liberté d’expression, de la liberté tout court.

Tienbo Walid !

1.12.10

La poésie, c'est gratuit.

Parce que je porte un soin tout particulier à la qualité de l’iconographie de ce blog et que, par ailleurs, je ne souhaite pas mégoter mes efforts quand il s’agit de promouvoir autant que faire se peut la poésie - quand bien même l’événement me restera inaccessible - je ne résiste donc pas à la tentation (et je me délivre du mal) de partager avec vous ce document qu’un lecteur bien intentionné du blog a eu la bonne idée de m’adresser.



Je devine votre perplexité. Sachez que l’homme sur la gauche de la photo, pour les plus mécréants – et/ou les moins réunionnais - d’entre-vous, est l’évêque de l’île de La Réunion, Mgr Aubry. Il a - donc - été entendu en qualité de témoin sur quelques affaires de pédophilie au sein de l’église réunionnaise.

L'évêque a ensuite disparu de la circulation, une sorte de marronnage qui a dû tenir quelques bigots en haleine : mais où donc l'évêque avait-il pris la fuite? Il a éprouvé le besoin de se ressourcer se justifiera-t-il, devant tant d’adversité, qui lui a fait un mal de chien – d’ailleurs, il se décrit lui même comme «un chien dans une poubelle». C’est dire où peut vous mener la foi (en l’occurrence à l’île Maurice finalement, selon ses dires : ouah, ouah !)


Comme l’homme est poète à ses heures perdues, grand admirateur d’Evariste de Parny*, il souhaite tenir La Réunion en haleine par l’étalage de ses états d’âme, de sa grande souffrance morale : la posture médiatique du sieur dans l'île aux supposés "90% de catholiques" finit par occulter les affaires de pédophilie elles-mêmes : les  petites victimes de l'église réunionnaise doivent en être encore toutes contrites. Enfin, la justice suit son cours et l’église s’est même constituée partie civile, défense de rire.


L’entrée est gratuite. Chic, vous allez pouvoir y emmener les enfants.



* Ha, on me murmure que non…